mardi, 22.05.2012 05:39
 
 

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Concours « Jugend forscht » : l’Allemagne en quête des meilleurs jeunes talents

Lorsque les jeunes chercheurs et chercheuses les plus talentueux d’Allemagne participent au concours « Jugend forscht...continuer

© Stiftung Jugend forscht e. V.

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Elles sont rares au sommet

Quota féminin ou pas ? L’Allemagne discute sur le manque de patrons féminins dans les entreprises

Par Oliver Sefrin

Davantage de femmes aux postes dirigeants est une question de loyauté sociétale ». René Obermann, le patron de Deutsche Telekom, tient à donner le bon exemple ; dans les cinq années à suivre, il compte nommer 30% de femmes aux postes cadres. Mais les grandes entreprises ne règlent pas toutes si facilement le problème de la promotion de la femme. Une étude ac­tuelle de l’Institut allemand de recherche économique (DIW) à Berlin fait état de faits connus depuis longtemps : les directoires des premières entreprises allemandes sont un club réservé aux hommes. Parmi les 833 membres du directoire des 200 plus grosses entreprises, on ne dénombre que 21 femmes, soit 2,5%. À titre de comparaison : dans les majors européennes cotées en bourse, la proportion de femmes est de 11% en moyenne.

Le fait que les femmes continuent à être nettement sous-représentées aux positions de leader a remis la discussion sur le tapis en Allemagne. L’instauration d’un quota féminin et l’auto-obligation facultative des milieux économiques sont dans toutes les bouches. Le magazine « Der Spiegel » a publié un article polémique : Pourquoi l’Allemagne a besoin du quota féminin. En politique, il y a à la fois des partisans et des adversaires. Afin d’augmenter le nombre de femmes assumant de hautes responsabilités, la ministre du Travail, Ursula von der Leyen, s’est prononcée pour un quota féminin légal de 30%. Un pourcentage qui est également ­étudié au sein de l’UE. Quant à la ministre fédérale de la Famille, Kristina Schröder, elle a suggéré un « quota flexible » permettant aux entreprises de fixer de leur plein gré la proportion de femmes aux postes de dirigeants.

C’est la chancelière Angela Merkel qui a mis provisoirement fin à la discussion. Tout en critiquant les directoires des groupes pratiquement dépourvus de femmes, elle n’en a pas moins rejeté l’idée d’instaurer un quota fixe. A son avis, c’est l’aménagement des heures de travail qui réclame des mesures urgentes. Ce qui, à ses yeux, est la clé qui permettra à plus de femmes d’accéder au sommet de l’échelle.////

10.02.2011
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