Mark Kwami, designer
La marque Made in Africa est associée au nom de ce styliste ghanéen. Le label fondé par Kwami en 2001 à Berlin voulait donner aux designers et artisans d’art africains l’opportunité de commercialiser leurs meubles et leurs accessoires d‘intérieur. Kwami, qui a fait ses études à l’université des beaux-arts de Berlin, s’est rendu en Afrique, y a défendu son projet et a formé des artistes, des artisans et des fabricants pour qu’ils exportent leurs produits. Il coopère avec des entreprises ghanéennes, fidèle à son concept de « business équitable » : il soutient les entreprises pour qu’elles puissent plus tard commercialiser elles-mêmes leurs produits.
Jimmy Bamba, DJ
Moussa Sarr, alias DJ Jimmy Bamba, est l’un des personnages les plus hauts en couleur de la communauté africaine de Berlin. Il est né en 1947 au Sénégal et a grandi en Maurétanie. Ce musicien qui a étudié à Paris est l’un des animateurs cultes de la chaîne de radio berlinoise multikulti. Ce spécialiste de la musique africaine anime l’émission Afro Beats depuis dix ans et présente à ses auditeurs les derniers développements musicaux du continent africain depuis son studio.
Dennenesch Zoudé, comédienne
En amharique, la langue parlée en Ethiopie, son nom de famille signifie « couronne ». Dennenesch Zoudé est née à Addis-Abeba et arriva en Allemagne à l’âge de deux ans. Son père fit ses études à Berlin. Et c’est dans la capitale allemande où elle vit toujours que Zoudé a découvert le métier dont elle rêvait : être comédienne. Elle a fait ses études à New York, ses premiers pas d’actrice sur des scènes allemandes et est depuis le milieu des années 1990 un visage connu à la télévision allemande. Cette femme de 41 ans est également ambassadrice des organisations caritatives SOS Kinderdorf et United Buddy Bear´s, une initiative d’artistes qui cherche à favoriser le rapprochement entre les peuples.
Gerald Asamoah, footballeur
Du Ghana à Gelsenkirchen : ce footballeur de 30 ans joue depuis 1999 pour le club de ligue 1 FC Schalke 04. Ce club lui servit de tremplin pour entrer dans l’équipe nationale allemande. Naturalisé en 2001, Asamoah fut le premier joueur né en Afrique sélectionné dans le onze allemand, une équipe avec laquelle il devint vice-champion du monde en 2002 et troisième au championnat du monde 2006. Père de deux enfants jumeaux et affecté d’une malformation cardiaque depuis sa naissance, il a créé une fondation qui s’engage en faveur des enfants cardiaques et poursuit un objectif ambitieux : créer un service de cardiologie infantile à Accra, la capitale du Ghana.
Veye Tatah, éditrice
Lorsque cette Camerounaise vint faire ses études d’informatique à l’université de Dortmund en 1991, elle constata que les articles et les films allemands décrivaient souvent son continent de manière négative. Tatah fonda alors le magazine Africa Positive dont le premier numéro parut en 1998. Son but était de donner une image de l’Afrique plus objective que celle que l’on voit habituellement dans les médias. Et elle a réussi : en juillet, Tatah l’éditrice célébrait le trentième numéro et le dixième anniversaire d’Africa Positive.
Asfa-Wossen Asserate, conseil en entreprise
A Addis-Abeba, il allait à l’école allemande mais son premier contact avec l’Allemagne le déçut. Lorsque ce prince éthiopien découvrit l’Allemagne au milieu des années 1960 lors d’une escale a Francfort-sur-le-Main, il s’attendait à voir des maisons à colombages et découvrit des gratte-ciel ultramodernes. Plus de 40 ans plus tard, le petit-neveu du dernier empereur éthiopien n’est pas seulement chez lui à Francfort, il a aussi la nationalité allemande. Il a fait ses études de droit et d’histoire à Tübingen et à Cambridge, en Angleterre, et a passé son doctorat à l’université de Francfort. Agé aujourd’hui de 59 ans, il s’engage toujours en faveur de son pays et travaille comme conseil en entreprise – et comme écrivain. Son livre Manieren, écrit en allemand, a connu un très bel accueil.
Yared Dibaba, animateur
Animer, jouer la comédie, chanter – et parler le bas allemand. Cet Ethiopien de naissance maîtrise parfaitement ce dialecte du nord de l’Allemagne. Dibaba est venu du sud de l’Ethiopie à l’âge de 9 ans avec ses parents et était avec son frère membre d’un chœur d’enfants chantant dans ce dialecte. Diplômé d’une école de théâtre allemande, il anime une émission très populaire à la radio Norddeutscher Rundfunk (NDR) à Hambourg pour laquelle il parcourt le monde : pour Die Welt op Platt, Dibaba rend visite depuis deux ans à des émigrants allemands qui partagent sa passion pour ce dialecte.
Daveman, musicien
Il interprète le reggae moderne d’une manière très personnelle. Avec Daveman, la hip-hop, la soul et la dance se mélangent aux rythmes traditionnels de sa patrie africaine. L’artiste, qui compte parmi les grands talents du reggae actuel, n’est pas seulement un saute-frontière de la musique. Né à Berlin en 1983, il a grandi en Allemagne et au Nigeria où il allait à l’école allemande de Lagos et découvrit son goût pour la musique. Il jouait et chantait aux concerts de l’école et y fonda son premier groupe. Après douze ans passés en Afrique, Daveman revint à Berlin en 2002, fit des études d’économie à l’Université technique et s’occupe désormais de sa carrière de musicien. Avec son début en solo en 2006, il fit fureur dans les milieux allemands du reggae et de la dance. Il espère maintenant percer définitivement avec un premier album qui sortira bientôt.














